Plus grave encore, concernant la saison 2010/2011.
Nous avons reçu de la Ville, à la veille du 14 juillet 2010, le détail des installations sportives mises à notre disposition à la rentrée prochaine. (voir notre communiqué n°2 du 13/07/2010). Le mercredi matin, par exemple, le Gymnase du Centre Sportif que nous utilisions de 9h à 12h (activités Baby Sport / Energy Kid), nous est accordé à partir de 11h ! ; le mercredi après-midi, le Gymnase Leclerc (le seul que nous utilisions) nous est accordé à partir de 16h ! pour des activités que nous organisons de 14h à 16h30 ! (Multisport) ; et le stade jusqu’à 15h ! toujours pour des activités de 14h à 16h30 ! etc …
L’ASEN et les jeunes qu’elle accueille sont donc exclus de la plupart des installations municipales sans aucun préavis, sans qu’aucune explication, nous disons bien « aucune », ne nous soit fournie. Lors d’une réunion en mairie le 22 juin 2010, rien – nous disons bien « rien » - ne nous a été dit de ces retraits.
Il est impensable que nous n’en tirions pas les conséquences.
La Municipalité supprimant à l’ASEN ses moyens logistiques de fonctionnement, l’ASEN n’a donc plus de raison d’être.
C’est la raison pour laquelle, au motif de ces très graves difficultés rencontrées dans nos relations avec la Ville par notre Association, gérée depuis plus de 20 ans par des dirigeants totalement bénévoles qui ont fait preuve d’une compétence et d’un investissement remarquables, considérant que la Ville et les Associations doivent évoluer dans un climat de confiance mutuelle, dans le cadre d’un véritable consensus de partenariat, d’un minimum de concertation, avant que ne soient prises, par la Municipalité, des décisions susceptibles de mettre en péril nombre de nos activités, l’Assemblée Générale décide, conformément à l’article afférent de ses statuts, de la dissolution de l’Association à effet du 30 juillet 2010, date à laquelle elle cessera toute activité.
Elle subsistera, conformément à la Loi, en tant que personne morale, aussi longtemps que les recettes, les dépenses, les éventuels contentieux administratifs et/ou sociaux etc … n’auront pas été soldés.
A l’issue, le liquidateur procèdera à la liquidation de ses biens et un bilan de liquidation sera établi.
Celui-ci – ainsi qu’éventuellement un liquidateur assistant ou délégué -- prendra ses fonctions immédiatement et disposera de l’ensemble des prérogatives dévolues à sa mission, entre autres, signature de tous actes, comptables, administratifs, dévolution du boni éventuel de liquidation, possibilité d’ester en justice, notamment pour demander réparation d’éventuels préjudices subis par l’Association, etc …
Sur proposition de l’Assemblée Générale, Claude TELLIEZ, assurera cette fonction, qu’il accepte.
A défaut, ou en cas d’empêchement, elle sera assurée par toute personne qu’une nouvelle Assemblée Générale désignera.
Le projet de l’ASEN était sans équivoque et ambitieux : ne pas être un Centre de Loisirs bis ni une Association Sportive à finalité compétitionnelle, mais une Association Sportive – et culturelle – singulière qui accueille tous les jeunes, y compris ceux en difficultés, et il y en eut beaucoup, afin qu’ils puissent aimer et pratiquer le sport, sans aucune dérive élitiste.
Seule l’expérience de plusieurs dizaines d’années de ses dirigeants dans le monde du sport a permis, sans faille, de tenir ces engagements, par-delà les pressions et parfois les tentatives d’interventionnisme.
D’importants projets d’évolution étaient prévus, avant ce qui restera comme un bien triste 13 juillet 2010.
Aux milliers de nogentais qui nous ont fait confiance pendant 20 ans, à tous les éducateurs qui ont travaillé à l’ASEN pour que celle-ci tende à l’excellence, à tous ceux qui, régulièrement, nous ont témoigné leur soutien et leur amitié, nous adressons nos très sincères remerciements.
Qu’ils sachent bien que c’est en toute sérénité que nous avons pris cette décision, en refus de brader tout ce qui a fait l’excellence, la réputation de l’ASEN durant 20 ans, sans aucun esprit polémique, sans désir de nuire à quiconque, influencés par personne.
Elle est juste la conséquence d’un constat lucide, établi sur des faits incontestables.
Si ceux-ci étaient niés, nous en produirions évidemment diverses preuves.
Cette décision est la seule que nous jugeons digne, face aux graves entraves qui nous sont faites.
… A suivre … une interview de Claude Telliez, Président fondateur de l’ASEN
